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Une demarche Participative

Evaluation interne

 
Analyse de la pratique Version imprimable Sugg�rer par mail

OBJECTIF

Le dispositif d�analyse des pratiques se propose�:

  • de mettre en mots des situations professionnelles per�ues, v�cues, rapport�es dans leur singularit�;
  • d��laborer les pratiques existantes en direction d�un public accueilli ou accompagn�, de d�construire des repr�sentations, personnelles et collectives, induites par une situation professionnelle�;
  • de faire �merger des r�f�rences partag�es ou des diff�rences de points de vue au sein du collectif de travail, et d�en questionner la port�e�;
  • de d�finir des postures professionnelles en abordant diff�rentes situations (accueil, temps de transition, jeu, activit�s propos�es, etc.)�;
  • �ventuellement de conceptualiser des pratiques pour cerner ce qui sp�cifie l�accompagnement �ducatif, social, th�rapeutique au sein d�une entit� sociale ou m�dico-sociale.

Conditions de r�alisation

Les �changes entre les participants doivent faire l�objet de la plus stricte confidentialit�, telle qu�ils ne puissent pas �tre diffus�s sans l�accord explicite du groupe.

La participation des psychologues peut �tre envisag�e, au sens o� cette instance de r�flexion collective contribue de fait � l��laboration d�une pens�e interdisciplinaire.

Le cadre d�intervention �tabli pour chacun des �tablissement/service doit �tre stable autant que faire se peut, en termes d�unit� de temps, de lieu et de participants. En cas de changement inh�rent � l��tablissement/au service, ou � l�intervenant, chacune des parties s�engage � pr�venir toute modification du cadre initialement convenu.

Un coordinateur de l�action est d�sign�. Il s�assurera, pr�alablement � l�action, que chaque intervenant rencontre la direction de l��tablissement, qu�une pr�sentation de la d�marche soit assur�e et que le cadre d�intervention soit formul�, �ventuellement ajust� au contexte institutionnel.

Le coordinateur de l�analyse des pratiques s�engage � faire un point d��tape avec les intervenants pour assurer une veille sur le bon d�roulement des actions.

Une restitution partielle est envisag�e en fin d�intervention (au bout d�un an). Le coordinateur et l�intervenant rencontrent la direction en fin d�action selon des modalit�s convenues.

Une fr�quence d�intervention mensuelle est recommand�e, � raison d�un cycle de 8 interventions annuelles de dur�e fixe (1h30 ou 2h00).

Remarques

L�analyse des pratiques �vitera de centrer son approche sur l�histoire de l�institution, bien qu�il ne soit pas exclu qu�� l�occasion des �changes, soient point�s des �l�ments de fragilit�s institutionnelles qui devront �tre r�interrog�s ult�rieurement dans un dispositif appropri�.

L�analyse des pratiques n�est pas le lieu de revendications professionnelles mais est souhait�e comme un espace de questionnement sur la perception du travail en interdisciplinarit�, sur son sens, sur la mise en commun des pr�occupations cliniques des diff�rents participants, au regard de l�accompagnement dispens� aupr�s du public.

Un contenu pourra �tre apport� par l�intervenant, bien que l�analyse des pratiques ne rel�ve pas d�un processus formatif, au sens strict du terme, mais cherche plut�t � soutenir et � d�velopper chez les participants une compr�hension plus �labor�e des interactions avec le public accueilli.

-������ A cette occasion, le dispositif propose une analyse visant � diff�rencier d�une part les perceptions et/ou les �prouv�s inh�rents aux interactions engag�es entre l��quipe des professionnels et le public accueilli et, d�autre part les perceptions et/ou les �prouv�s concernant les modalit�s du travail en institution - ces derni�res n�int�ressant pas directement l�analyse des pratiques.

-������ En ce sens, cette distinction vise � susciter - ou � favoriser - l��mergence de capacit�s introspectives chez les participants. Il s�agira notamment de se pencher sur leur disponibilit� envers le travail en �quipe � partir de la reconnaissance de leurs comp�tences professionnelles respectives, mais �galement sur leur disponibilit� relationnelle et/ou psychique envers les personnes accueillies avec lesquelles elles sont en interaction.

Profil des intervenants

Les intervenants sont positionn�s sur l�action pour leur connaissance du secteur m�dico-social, leur qualification en sciences humaines, leur aptitude � l��coute et � la conduite d�actions aupr�s de groupes de professionnels.

Proposition de distinction terminologique

Analyse des pratiques�: r�flexion sur les affects des professionnels ressentis � l��gard du public et sur le sens clinique de l�accompagnement�; analyse du positionnement professionnel�; modalit�s d�intervention�: sur site par un intervenant ext�rieur.

Supervision�: r�flexion et analyse des ressentis professionnels relatif au fonctionnement institutionnel et � l�organisation, pour une meilleure ad�quation des ressources humaines aux besoins du public�; analyse de la posture professionnelle (qui recouvre une vari�t� de positionnements)�; modalit�s d�intervention�: � l�ext�rieur du site d�exercice professionnel pour un salari� / sur site avec l�ensemble des salari�s (direction incluse)�; par un intervenant ext�rieur.

R�gulation�: r�flexion autour des ressentis entre professionnels d�une m�me �quipe ou � l��gard du public, pour une meilleure ad�quation des ressources humaines aux besoins du public�; modalit�s d�intervention�: pour les membres d�une �quipe, � d�finir en amont. Sur site par un intervenant ext�rieur

Approche interactionnelle

Les modalit�s m�thodologiques reposent sur l�hypoth�se que les cl�s d�explication d�une situation r�sident dans la situation elle-m�me. L�analyse consiste � rep�rer la structure d�intelligence qu�apportent les donn�es de la situation, en utilisant de fa�on opportune des concepts en sciences humaines.

Il ne s�agit pas d�utiliser a priori une th�orie pour appr�hender la situation, mais de d�construire cette situation, s�ouvrant ainsi � sa singularit�, pour que des concepts en sciences humaines apportent un �clairage vrai-semblable au regard de ses caract�ristiques.

Une situation qui fait probl�me est par nature une situation qui comporte des �l�ments non �lucid�s, non per�us jusqu�alors ou dissimul�s par les projections. Nous en avons une repr�sentation, mais le sens en est opacifi� de telle sorte qu�elle n�offre pas de prise. Si on accepte en outre l�id�e qu�on participe de cette situation, il y a tout lieu de penser que cette repr�sentation nous en dissimule certains �l�ments. Il faut donc la d�composer, faire �clater la figure qu�elle constitue � nos yeux, identifier suffisamment de param�tres, tant projectifs que factuels, pour se distancier d�une repr�sentation globalement projective, et recomposer la figure � partir des indices de sens apport�s par ces param�tres.

Pour autant, l�analyse n�a pas la pr�tention de d�couvrir la v�rit� d�une situation. Celle-ci est multiforme et �volutive. Il s�agit empiriquement de faire �merger un sens op�ratoire qui en relancera la dynamique, d�ouvrir la situation de telle sorte qu�elle �volue, alors qu�une situation probl�me est bloqu�e par ce qu�elle r�p�te ind�finiment la structure qui la constitue.

Par ailleurs, il s�agit de consid�rer que l�analyse d�un probl�me rencontr� dans l�accompagnement d�une personne ne se limite pas � la conduite de cette personne mais inclut les conduites r�actionnelles des professionnels concern�s. Encore faut-il distinguer ces deux aspects pour prendre en compte leur interaction. En les traitant conjointement on risque en effet de les confondre�: soit on tendra � attribuer toute la causalit� des faits � la personne, se d�robant ainsi au questionnement sur les pratiques professionnelles et le fonctionnement institutionnel�; soit on se focalisera sur une autoanalyse de ces facteurs, en oubliant que la personne constitue la raison d��tre de la r�flexion. Analyser une interaction suppose de recenser des informations sur chacun des termes.

Approche syst�mique

L�animation des groupes est conduite en r�f�rence � la th�orie syst�mique, connue habituellement sous le nom de ��th�orie de Palo Alto��. Il s�agit d�observation et non d�interpr�tation.

L�attention est port�e sur la compr�hension des enjeux dus � la nature m�me des �� rencontres interpersonnelles et plus sp�cifiquement dans le cadre d�une action �ducative et sociale.

��� L�animation consiste � activer le plus de repr�sentations possibles de chaque membre du groupe, � augmenter les ��� possibilit�s de choix pour aider les personnes qui exposent une situation sur laquelle elles s�interrogent.

L�objectif est double�:

permettre � un professionnel d�exposer une situation difficile ou fig�e, d�explorer, avec l�aide du groupe, les enjeux de la relation avec ce dernier et d�envisager plusieurs approches �valu�es utiles et adapt�es.

activer les ressources et les comp�tences�sp�cifiques de chaque membre du groupe et sa valeur ajout�e, afin d�enrichir le savoir faire et les comp�tences de l��quipe dans leurs approches avec les usagers.

L�approche syst�mique consiste � d�m�ler les fils de l�incompr�hension dans des situations conflictuelles ou d�incompr�hension entre ��usager / professionnel��, et de favoriser les �changes au sein du groupe de ��co-construction�� pour mettre en lumi�re comment les autres professionnels se repr�sentent le probl�me, dans quels modes de relation ils s�inscrivent et y r�pondent.

L�activation des ressources du groupe constitue un cadre favorable � la remise en cause des modes de perception, dans la mesure o� l��vocation des situations se fait � distance de l��v�nement.Elle mobilise ainsi des repr�sentations et des affects pass�s, sur lesquels il semble plus facile alors de confronter les points de vue. La prise de distance d�avec la situation probl�matique est ainsi favoris�e. Cet �change s�effectue sans jugement des capacit�s personnelles ou professionnelles de celui qui s�exprime, de ses attitudes ou desr�ponses qu�il donnera � la situation, des �motions que cela fera surgir en lui.

 


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